Tout a commencé par une petite idée et beaucoup de curiosité lorsque je suis me suis rendue dans le centre Syntra West Bruges en 2008.

« Vitrier », le titre m’a interpellé. De quoi pouvait-il s’agir exactement ? Quelque chose avec du verre, certes, mais quoi de plus ? J’ignorais tout de ce monde.

J’ai redécouvert le verre ; ce matériau fascinant, fort et fragile à la fois, que l’on ne plie pas simplement à sa volonté… à moins d’avoir beaucoup de patience et de fascination, en gardant à l’esprit la phrase mémorable de Norbert Demonie : « Continuez à tourner » ! ou « Bluuvn Droajn » en beau flamand occidental !

Et c’est ce que j’ai fait, continuer à faire tourner le verre :

  • Brûleur allumé,
  • Le verre bien placé prêt à être travaillé
  • laissez-le fondre
  • continuer à tourner
  • Modélisation
  • échec
  • on apprend de ses erreurs
  • on recommence
  • On se perfectionne

C’est rapidement devenu une évidence ; le travail du verre et sa polyvalence sont mes nouvelles passions !

Le brûleur est devenu mon ami, fondant et façonnant mon inspiration !

Inspirée par la palette de couleurs du verre, j’ai découvert un nouveau verbe, « vitrail ».

À Temse, sous la direction d’Isabelle Dethoor, j’ai appris les ficelles du métier de vitrailliste.

Mon couteau de plomb à la main, je suis entrée dans le pays de l’imaginaire figuratif : dessiner, couper, casser, peindre, souder, mastiquer,… un nouveau monde technique s’est ouvert à moi.

L’amour du verre m’a fait rêver et ma première exposition est devenue une réalité … sur le quai de Temse, avec vue sur l’Escaut.

Ma curiosité m’a emmené plus loin et je me suis retrouvée dans la belle ville de Bruges, où j’ai eu le bonheur d’être inspirée par Pia Burrick. Je veux faire quelque chose avec l’art du vitrail ! Et j’ai décidé de me plonger dans le domaine du métier de vitrier. Et je le fais toujours avec beaucoup de passion et de plaisir.

Le verre m’a donné une nouvelle direction, maintenant je lui donne une nouvelle dimension.

Laissez-vous emporter par ma passion, car le verre n’est pas démodé ou ennuyeux, il est stimulant, branché et intemporel.

Au plaisir de vous lire,

Charlotte Forrier